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La Panenka : créer une marque de vêtement en 2026, c’est possible ?
Avec les milliers de marques qui existent déjà, les grandes enseignes, les DNVB et les réseaux sociaux saturés de nouvelles collections chaque semaine, la question mérite d’être posée. Et pourtant, c’est précisément ce qui m’a donné envie de tenter l’expérience avec La Panenka.
La Panenka est née d’une idée assez simple : lorsqu’on est passionné de football et que l’on souhaite afficher cette passion au quotidien, les possibilités sont finalement assez limitées. On porte le maillot officiel de son équipe, un sweat avec son logo ou un vêtement directement issu de la boutique du club. Des produits parfaitement adaptés au stade, mais qui le sont parfois un peu moins lorsqu’il s’agit de les porter au travail, dans la rue ou simplement dans la vie de tous les jours.
J’ai donc imaginé La Panenka comme une marque de vêtements lifestyle inspirée du football, mais sans logos de clubs ni maillots officiels. L’idée est de proposer des pièces qui font référence à une équipe, un joueur, une époque ou un moment de football, parfois de manière évidente, parfois plus subtile, tout en restant suffisamment graphiques et élégantes pour être portées n’importe où.
L’objectif : pouvoir arriver au bureau avec un vêtement qui parle aux passionnés de football, sans pour autant avoir l’impression de porter son maillot le lendemain d’une victoire. Pas besoin d’être au stade pour afficher sa passion.
Construire une marque de A à Z
Pour ce projet, j’ai pris en charge l’ensemble de l’univers graphique de La Panenka : logo, direction artistique, identité visuelle, créations graphiques et site internet, développé sous Shopify.
J’ai également imaginé et réalisé moi-même l’ensemble des visuels présents sur les premiers t-shirts. Chaque design est pensé comme une interprétation graphique d’une référence footballistique, avec l’envie de créer quelque chose qui puisse fonctionner comme un véritable vêtement, et pas simplement comme un support sur lequel on aurait posé une référence au football.
Pour la fabrication, je me suis associé à un partenaire de confiance qui imprime lui-même les vêtements dans son atelier. Cela nous permet de garder une certaine proximité avec la production et de travailler directement sur la qualité et les finitions des pièces.
Aujourd’hui, La Panenka est donc une aventure à deux. Deux personnes pour imaginer les collections, produire les vêtements, gérer le site, préparer les commandes… et essayer de faire grandir une marque qui n’existait pas encore quelques mois auparavant.
Le problème auquel je ne m’attendais pas
Et c’est probablement là que se trouve la principale leçon de cette expérience.
Lorsque nous avons présenté les premiers modèles à notre entourage, les retours ont été extrêmement positifs. Les t-shirts plaisaient, les concepts étaient compris, les designs étaient jugés originaux. Sur le papier, tous les signaux semblaient plutôt bons.
Mais il y avait un élément que nous avions largement sous-estimé : faire connaître une marque est probablement aussi important que de créer de bons produits.
Nous avions consacré beaucoup de temps à imaginer l’identité, les vêtements, le site et l’univers de La Panenka. En revanche, nous n’avions pas suffisamment anticipé la difficulté de passer de « notre marque existe » à « les gens savent que notre marque existe ».
Et sur les réseaux sociaux, commencer avec zéro abonné signifie réellement commencer de zéro. Même avec de beaux produits et une identité cohérente, personne ne découvre spontanément une marque inconnue au milieu de milliers de contenus.
Notre première collection nous l’a rapidement rappelé. En dehors de notre cercle proche, les ventes n’ont pas été à la hauteur de ce que nous espérions. Pas nécessairement parce que les produits ne plaisaient pas, mais simplement parce que nous n’avions pas encore suffisamment de visibilité.
Une deuxième collection avec une nouvelle priorité
Nous travaillons aujourd’hui sur la seconde collection de La Panenka, avec cette expérience en tête.
Les prochains mois seront donc autant consacrés aux vêtements qu’à la communication, au contenu et aux réseaux sociaux. Il ne suffit plus de créer une marque : il faut réussir à construire une communauté autour d’elle, à raconter son histoire et à donner envie aux passionnés de la découvrir.
Les t-shirts constituent aujourd’hui le cœur de la collection, mais La Panenka va progressivement s’étendre avec de nouvelles pièces, notamment des sacs, pulls et vestes, toujours pour hommes et femmes.
Créer une marque de vêtements en 2026 est donc certainement possible. Mais cette expérience m’a surtout appris qu’avoir une bonne idée, une belle identité et de bons produits n’est que le début. Il faut ensuite réussir à les faire exister dans l’esprit des gens.
Découvrir La Panenka : www.lapanenka.fr